Jeudi 20 novembre 2008 - No. 16710

Consultez
Les archives
de l'express

Vous êtes ici: Accueil  > La Une

Au quotidien

Sommaire

La Une

Editorial

Actualités

Sports


Cette semaine

l'express Nord

l'express Est

l'express Sud

l'express Ouest

l'express Outlook

l'express Rodrigues

Culture

Economie & Business

Porte-monnaie

Apartés

Cinéma

Tribune


Services

Avis de décès
Bourse
Horoscope
Météo
Petites Annonces
Programme TV
Publicité
Taux de change
la sentinelle


RAMA SITHANEN :
«Un budget équilibré et responsable»


Le budget qui sera présenté ce soir sera, selon le ministre des Finances Rama Sithanen, un budget « équilibré et responsable ». Cette déclaration, le ministre des Finances l’a faite à «l’express», hier à 20 heures, alors qu’il finalisait son discours. Celui-ci explique qu’il devra tenir compte des défis alimentaire et énergétique et financer le rapport du PRB. Ombre au tableau, le ralentissement de la croissance économique au plan international. Mais Rama Sithanen est rassurant : «Il est vrai que j’ai une marge de manœuvre créée grâce à la croissance économique et aux réformes entreprises.» Pour leur part, les opérateurs économiques préconisent la continuité de la réforme économique.

Les opérateurs misent sur une roupie stable et des infrastructures

Employeurs et syndicalistes s’attendent à un budget qui réponde aux défis de l’économie face aux problèmes mondiaux et évitent de se lancer dans des attentes «irréalisables». Les termes «infrastructures», «roupie stable», «consolidation de l’emploi», mais aussi «augmentation du pouvoir d’achat» reviennent dans les propos.

Gérard Garrioch, président du Joint Economic Council

«Il faut à tout prix que ce budget fasse la part belle à des mesures susceptibles d’inciter des investissements massifs dans l’infrastructure. Que ce soit au niveau portuaire, aéroportuaire et routier. C’est une des conditions nécessaires à la compétitivité du pays et à la productivité. Je suis en faveur de la continuation de la réforme économique déjà enclenchée et du maintien de la taxe corporative de 15 %.»

Anwar Joonas, chairman de la Mauritius Employers Federation

«Je suis pour la consolidation de l’emploi à Maurice, et cela passe par la formation. Le budget devrait apporter des mesures visant à encourager le recrutement – cadres et main-d’œuvre qualifiée – pour différents secteurs de l’économie. Je suis également pour le maintien des réformes.»

Ignace Lam, directeur du groupe de supermarchés Way

«Le budget doit apporter des mesures incitatives qui puissent augmenter le pouvoir d’achat, aider le Mauricien à consommer mieux tout en lui donnant la possibilité d’économiser. De plus, Maurice étant membre de l’Organisation mondiale du commerce, il y a une liste de produits sur lesquels le ministre des Finances devrait réduire la taxe, notamment les produits cosmétiques, mais aussi des produits de consommation courante.»

Jocelyn Kwok de la Chambre d’Agriculture

«Nos préoccupations sont le cess et le prix du sucre sur le marché local. S’il n’y a pas de lien direct avec le budget, il faut savoir que nos différentes propositions en vue de réduire le cess sont toujours accompagnées de solutions possibles afin de pouvoir continuer à assurer le financement de certaines institutions prestataires de service sans grever davantage le budget national. Il faut inciter les opérateurs agricoles à maintenir leurs activités et à se lancer dans la production agricole hors sucre.»

Patrice Legris, directeur de l’AHRIM

«Nous souhaiterions que le budget favorise un environnement propice au développement du business en ayant de plus en plus un cadre simple, objectif et transparent qui donne des chances égales à tous. Par ailleurs, ce budget devrait prévoir les moyens de mettre en application la «Tourism Sector Strategy», d’augmenter les ressources financières pour faire plus de promotion et attirer plus de touristes, d’investir dans la sécurité et l’infrastructure publique.

Nous souhaitons aussi que le gouvernement encourage la formation en général, l’investissement dans les stations de déssalement et aide au financement de la rénovation des petites et moyennes structures hôtelières et les restaurants.»

Danielle Wong, directrice de la MEXA

«Je souhaite des mesures qui puissent faire de la roupie une monnaie compétitive. C’est une des conditions pour que des entreprises continuent d’opérer. Arriver dans la capitale avec deux heures de retard en raison des embouteillages, le manque d’équipement et d’infrastructure dans le port et à l’aéroport sont aussi des problèmes que le budget devrait aborder.»

Tulsiraj Benydin de la FSCU «Je suis pour une baisse de la TVA qui agit directement sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Je souhaite aussi que les salariés qui touchaient Rs 16 000 avant la publication du rapport du PRB et qui sont passés maintenant à Rs 22 600 soient exemptés de la taxe. Il ne faudrait pas que le gouvernement prenne de la main gauche ce que le PRB a donné de la main droite. Je souhaiterais aussi que la taxe sur l’épargne soit abolie, de même que la National Resident Property Tax.»

Daniel Essoo, Trident Trust Mauritius Ltd «ll y a eu jusqu’ici beaucoup de mesures prises pour encadrer l’offshore. Mais il y a des obstacles qui méritent d’être aplanis, dont une administration lourde. Je souhaite également une harmonisation des régimes entre la FSC, qui assure la surveillance non bancaire et la banque de Maurice, qui est la régulatrice, pour le secteur bancaire. Si l’on souhaite encourager des investisseurs, il faut encore pouvoir améliorer les infrastructures routières, celles de l’aéroport, et des télécommunications.»

L’Association des Consommateurs de l’île Maurice : «La majeure partie des propositions de l’ACIM est axée sur la santé. Il souhaite que le budget annuel soit augmenté comme cela l’est dans des pays avancés, soit de 7 % du budget national. Actuellement, il est de 4 %.»






Ce que vous devez savoir

Un budget qui fait la différence. Le gouvernement présentera cet après-midi son troisième budget mais avec une distinction de taille – le budget 2008-2009 sera un «Programme Based Budget» (PBB) contrairement aux autres budgets que l’on appelait «line item budget». Ce changement a été demandé par la Banque mondiale parce qu’un tel budget assurerait plus de transparence et d’efficacité. Nous vous expliquons ci-dessous les principaux termes économiques que vous entendrez Rama Sithanen, ministre des Finances, prononcer ce soir.


PBB

L’accent est mis plutôt sur les programmes à réaliser, les résultats attendus et les moyens par lesquels on va les réaliser. Par cette méthode, qui vient remplacer celle appelée «Line Budgetting», il y aura plus de transparence et d’«accountability».


Déficit budgétaire

Il y a déficit budgétaire quand les dépenses de l’Etat dépassent ses revenus. Tout comme dans un budget familial – si un couple gagne Rs 60 000 en termes de revenus et qu’il dépense Rs 75 000, c’est qu’il y a un déficit, ce qui n’est pas une bonne chose. Le pays a toujours un déficit budgétaire parce que nous dépensons plus que nous ne produisons. Les sources de revenus de l’Etat sont principalement les impôts.


Balance des paiements

La balance des paiements fait référence à tout le mouvement d’argent, de titres et de biens – ce qui entre dans le pays et ce qui en ressort. Est incluse dans la balance des paiements, la balance commerciale.


Balance commerciale

La différence entre les exportations des biens et services et l’importation constitue la balance commerciale. Une particularité de Maurice : alors que le pays est déficitaire en ce qui concerne les marchandises – c’est-à-dire que nous importons plus que nous exportons, nous sommes excédentaires en ce qui concerne les services. Cela veut dire qu’il y a plus de Mauriciens qui travaillent à l’étranger et qui expédient leur argent à Maurice que d’étrangers travaillant à Maurice et expédiant leur argent à l’étranger.


Budget de développement

C’est le budget réservé à des investissements, à la réalisation d’infrastructures, c’est-à-dire les routes, les hôpitaux, les écoles, etc.


Budget courant

C’est le budget des dépenses de l’Etat, c’est-à-dire les salaires, les importations (le pétrole par exemple) et d’autres dépenses courantes. Un peu comme le budget qu’une famille se donne pour vivre en achetant à manger, payant les leçons particulières etc.


Réserve en devises

C’est un peu comme un compte d’épargne. C’est tout l’argent que le pays détient en devises. Cet argent, en espèces, est gardé à la Banque centrale.


Indicateurs macro-économiques

Ils donnent une indication de l’état de santé de l’économie et ils sont plusieurs. Comme exemple, on peut citer le taux de chômage, le produit intérieur brut par tête d’habitant, le taux de croissance ou le revenu par habitant.


Fonds consolidés

Les consolidated funds désignent un compte du gouvernement par lequel transitent l’ensemble des transactions financières du gouvernement. Passent dans ce compte les recettes du gouvernement et les emprunts.

Deepa BHOOKHUN







Les énergies renouvelables au cœur du budget

Réduire la note énergétique du pays, promouvoir les énergies renouvelables… Un discours qui se fait entendre de plus en plus, à mesure que les prix des produits pétroliers augmentent sur le marché mondial. Ce qui est en partie à l’origine de multiples tribulations économiques.

Le budget présenté aujourd’hui devra prendre en considération ce problème qui affecte autant Maurice que le reste du monde. Entre 2003 et 2008, l’or noir a vu ses cours multipliés par… quatre. Hier dans la matinée, le cours du brut était de 122,39 USD le baril, et rien ne laisse présager une tendance à la baisse des prix dans les semaines à venir. Trouver des sources énergétiques alternatives, précisément des énergies renouvelables, s’avère vital pour l’économie. Grand producteur de sucre, Maurice a les ressources nécessaires lui permettant de produire l’éthanol à partir de la mélasse.

Alcodis Ltd, a entrepris la production de l’éthanol non déshydraté à grande échelle pour l’exportation vers l’Europe, mais aussi pour les besoins locaux en bio carburant. En partenariat avec Total Mauritius Ltd (TML), elle avait réalisé des essais concluants. Ainsi, 10 % d’éthanol (déshydraté) a été mélangé à 90 % d’essence pour former un mélange appelé E10. Mais malgré le succès qu’a connu l’expérience, des complications ont retardé jusqu’ici la réalisation de cet ambitieux projet.

Mais hier matin, le ministre des Services publics, Abu Kasenally, a déclaré à l’express, concernant le projet éthanol qu’«il y a un peu d’hésitation de la part des investisseurs à embrasser cette nouvelle activité. Cependant, c’est toujours à l’agenda et toutes les options sont ouvertes. Mais le budget nous en dira plus ».

Du côté d’Alcodis Ltd, l’on reconnaît que des progrès ont été réalisés pour remettre à flot le projet E10. Michel Moreau, le directeur général de cette entreprise déclare que de nouveaux essais du mélange essence-éthanol reprendront dans les mois à venir à l’échelle nationale. «Bientôt, les tests relatifs au carburant E10 reprendront. Ils avaient déjà été réalisés avec succès par le passé avec TML. Mais cette fois, toutes les stations services du pays seront impliquées», a expliqué Michel Moreau. La State Trading Corporation (STC) a un rôle à jouer dans cette expérience puisque c’est à elle que revient l’importation de l’éthanol déshydraté nécessaire. Dès qu’Alcodis Ltd recevra l’approbation des autorités, elle pourra commencer à déshydrater son éthanol pour subvenir aux besoins en carburant à Maurice. Deux millions de dollars américains d’investissements lui seront alors nécessaires.


Nico PANOU


Haut de la page

AU CIMETIERE DE RICHE-MARE:   Agressés par de présumés sorciers qui en voulaient à leur bébé mort

PRODUCTION:   SKC Surat prévoit 5 000 litres de lait par jour

PRISON CENTRALE:   Un détenu met le feu à sa cellule

 

envoyer l'article

imprimer l'article

Nos Partenaires



Publicité


Nous contacter
| Publicité | Abonnez-vous | Webmaster
© Copyright La Sentinelle
Designed and Hosted by Telecom Plus Ltd